Territoires en Santé : l’ULiège à Montpellier pour une École de Printemps exceptionnelle
L’École de Printemps « Territoires en Santé » s’est tenue à Montpellier du 31 mars au 4 avril 2025, réunissant chercheurs, étudiants et acteurs locaux autour des enjeux One Health. L’Université de Liège y a été activement représentée, notamment par David Seke, étudiant en master en sciences politiques.
O
rganisée dans le cadre du Campus Anthropocène, cette semaine intensive a permis d’explorer, en lien avec des acteurs territoriaux, des thématiques clés telles que la santé des rivières, la biodiversité, ou encore les maladies vectorielles. L’événement a favorisé un dialogue riche entre disciplines scientifiques et enjeux concrets de terrain, notamment avec des représentants de la municipalité montpelliéraine.
La participation de l’ULiège s’inscrit dans le cadre du partenariat Tripode, un échange inter-institutionnel réunissant l’Université de Montpellier, l’Université de Zurich et l’ULiège. Ce réseau ambitionne de faire circuler les pratiques et réflexions autour de l’opérationnalisation de l’approche One Health dans les territoires. D’autres semaines similaires sont déjà envisagées à Zurich et à Liège.
Plus de détails sur le programme
Témoignage de David Seke (ULiège)
David Seke, étudiant en master en sciences politiques (finalité Sciences, technologie et société), a participé à cette école de printemps dans le cadre de son mémoire, centré sur l’approche One Health. Il revient ici sur son expérience.
Qu’as-tu particulièrement apprécié dans cette semaine ?
« L’exercice de synthèse collective lors de la dernière matinée m’a marqué. Il nous était demandé de formuler des recommandations concrètes pour opérationnaliser One Health à partir des réflexions menées tout au long de la semaine. Cet exercice a mis en évidence la richesse du dialogue interdisciplinaire : chaque sensibilité académique a apporté un éclairage différent. Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est la difficulté de converger vers une recommandation commune. »
Qu’en retires-tu pour tes propres projets ?
« J’ai compris qu’il est crucial d’analyser One Health à deux niveaux : la phase de conceptualisation et celle de la prise de décision. Durant les échanges théoriques, les disciplines tendent à converger. Mais au moment de formuler des choix concrets, les divergences réapparaissent. En tant qu’étudiant intéressé par les dynamiques interdisciplinaires, ces moments ont été particulièrement révélateurs. »
Que nous dit un tel événement de l’approche Une Seule Santé ?
« Cette semaine m’a poussé à redéfinir ce que signifie ‘faire du One Health’. Il ne s’agit pas seulement d’évaluer si une initiative entre ou non dans ce cadre, mais aussi de reconnaître le rôle fondamental du travail de mise en lien entre acteurs et disciplines. Cette dimension relationnelle est, à mes yeux, au cœur de l’approche. »
